à propos de ce roman !

Dans les années 1990, l’arrière-grand-mère de mes enfants m’a confié un petit livret. Il s’agissait de la copie d’un mémoire présenté à l’Académie Française pour la candidature à un prix Monthyon (ou prix de vertu) de Marie LELANDAIS. Il avait été rédigé en 1902 par Julien Salles, maire de Flers.

« Marie LELANDAIS était ma grande-tante ,m'expliqua-t-elle, c'était une brave femme, elle a sauvé des gens de la misère et elle en a été récompensée grâce à Monsieur Salles »

Marie Lelandais, aurait pu se fondre dans la population sans que personne ne la remarque, tant elle était discrète.

Sans l'intervention du Maire de Flers à l'époque, sa vie serait tombée dans l'oubli.

Je ne le vénérerai jamais assez d'avoir écrit ce récit.  Il disait être le seul à connaître tous les détails de la triste existence de Marie et de toutes ses misères. C'est certain ! et pour cela, je l'envie...

Dés que j'ai pris connaissance de ce mémoire, l'idée de réécrire cette histoire et de la resituer dans son milieu historique ne m’a plus quittée.

Transmettre l’histoire de la famille à ses descendants pour qu’ils sachent et qu’ils se souviennent, tel était mon objectif.

Raconter cette histoire à mes petits-enfants, mais pas seulement....leur raconter en leur donnant le plus de détails possibles sur la vie de ce 19éme siècle, tant en France qu'en Basse-Normandie, et dans ce pays bas-normand qu'on appelle le Passais et le Domfrontais.

 

J’ai effectué beaucoup de recherches généalogiques, épluché les journaux de l’époque, lu des ouvrages d’histoire locale et d’histoire de France, je me suis déplacée dans les communes de Saint Fraimbault , Passais, Domfront où j’ai épluché d’anciens registres, je suis allée aux archives départementales, à la médiathèque de Flers, etc. pour comprendre et connaître l’histoire de Marie dans ses moindres détails. Ce fut un gigantesque travail de détective qui me prit plusieurs années.

C'est en 2019, qu'enfin, forte d'une importante documentation, je me suis décidée à écrire ce roman historique. roman, donc, basé sur des faits réels, dont je peux fournir les preuves. 

Certains personnages qui gravitent autour de Marie ont réellement existé, d'autres auraient pu exister et son nés au fil de mon écriture, non pas sous ma plume, mais sous mes doigts qui couraient sur mon clavier.

Mon souhait a été de laisser la parole à Marie, pour qu'elle raconte pour la 2éme fois son histoire, bien détaillée. Elle le fait avec sincérité, avec son parler normand, son propre raisonnement, sa vision des faits, son humour et son franc-parler, tout comme elle l'a fait au Maire de Flers.  Elle s'adresse, dans ce récit, à un petit garçon, Côme, né 110 ans, et 7 générations après elle. Dans cette tâche, elle se substitue à moi pour lui faire prendre conscience des différences entre leurs deux mondes.

Il y a quelque chose d'émouvant quand on fait des recherches sur la vie d'une personne ; au fur et à mesure du temps, on s'imprègne de l'atmosphère, de l'environnement de celle-ci. On finit par vivre avec elle, elle vit avec  nous. On lui parle, elle nous parle.

Il s’agit d’un roman où l’histoire vraie de Marie a sa place entière. Un roman dans lequel j'ai  imaginé tous les détails que Monsieur Salles a gardé si égoïstement, si secrètement, si précieusement, et surtout si intelligemment.

Pour écrire, je n'ai pas eu à tout inventer, originaire de l'Orne, je connais bien les lieux pour m'y être promenée et la description n'a pas été la plus compliquée. 
 

J'ai pleuré lorsque j'ai lu le mémoire de Julien Salles pour la première fois, j'ai pleuré lorsque dans le Journal de Flers du 22 octobre 1902, j'ai découvert  un article de presse qui relatait l’éloge funèbre faite à Marie, par ce même Julien Salles.

Qu'un tel hommage lui soit rendu était poignant.

Tous les journaux locaux et même certains nationaux ont publié un encart pour rendre hommage à son dévouement et à son abnégation.

A chaque fois que j'ai découvert dans les journaux, des faits que Marie a connu et même vécu, des faits qui ont touché sa vie de prés, je m'interrogeais sur la manière dont elle avait pu agir, réagir, ce qu'elle en pensait, ce qu'elle a fait..

J'étais excitée lorsque j'ai découvert que Madeleine, la cuisinière, personnage que j'avais inventé, a réellement existé.

J'ai sauté de joie lorsque j'ai retrouvé la trace de Paul-Prosper qui s'était en réalité enfui en Amérique, tout d'abord à New-York, puis à San Luis Obispo en Californie ; ça, Marie ne l'a jamais su!

J'étais heureuse de découvrir le parcours et la réussite d'Emile en tant que grand couturier, récipiendaire de plusieurs médailles d'or lors des expositions universelles.

Mon cœur s'est mis à battre très fort, lorsqu'en voyant le tableau de Charles Léandre "La vieille modiste", je compris qu'il pouvait s'agir du portrait de Marie.

Ce roman sort en auto-édition

Pourquoi ?

Après que mon tapuscrit ait été accepté par le comité de lecture de l’imprimerie Corlet, (spécialisée dans la publication de livres d’histoires locales normandes), et après avoir eu la confirmation que je serai publiée, celle-ci est revenue sur cette décision, prétextant  que  je n’habitais plus en Normandie mais en Aquitaine…

Après avoir accusé le coup, j’ai décidé d’auto éditer mon premier tome auprès de l’entreprise Coollibri.

C’était une tâche compliquée, puisque j’ai tout réalisé moi-même : la mise en page, l’indexation, la couverture. Pour celle-ci, j’ai travaillé avec un logiciel photo. La personne représentant Marie, n’est pas la « Marie » du roman, mais une photo d’une tante bienveillante du côté de mon grand-père maternel, qui aurait pu être Marie. Le petit garçon est mon petit-fils : Côme.

Etant artiste peintre, j’ai profité de  mes expositions pour vendre mon livre. J’en avais fait imprimer 12, mais bien vite, il m’a fallu relancer une autre impression.

Les personnes qui l’ont acheté, m’ont adressée des messages encourageants, m’incitant à continuer mon aventure d’auteure.

Aujourd’hui, (en février 2022), je peux vous proposer le tome 2. Le troisième est en cours d’écriture et sortira en fin d’année.

En auto-édition, les moyens de promotion ne sont pas très importants. J’ai alors créé une page facebook ainsi que ce site, dédiés uniquement à ce roman.

Ce serait sympathique à vous,  lecteurs et internautes, de partager auprès de vos amis, ou sur les réseaux sociaux ce site, afin de m’aider à en faire la promotion.

 

 

Lorsque mon projet d’écriture a débuté, je  n’avais qu’un petit-fils, Côme.

Aujourd’hui la famille s’est agrandie, il y a Martin, Sarah et Noah ; c’est à tous  les quatre que ce livre est dédié.

Je tiens à remercier la personne qui partage ma vie, qui a toujours cru en moi dans cette aventure et ne cesse de m’encourager.

Je remercie également Marilou qui a accepté de relire le 1er tome et d’y apporter ses observations.

Je  tiens également à  remercier toutes les personnes avec qui j’ai pris contact lors de mes recherches et qui m’ont répondue, je  ne peux toutes les citer mais elles se reconnaitront à travers ce paragraphe.