top of page

Meilleurs voeux 2023



Des nouvelles du volume 3 :

Le point final a été posé le 23 décembre 2022

Encore un peu de patience et vous pourrez le découvrir fin février 2023 comme prévu.

Pour vous faire patienter et comme c'est la période des cadeaux, voici en avant première quelques extraits du volume 3

 

"Je ne pouvais rester ainsi, sans rien faire, à me morfondre en spectateur inutile.

J’offrais donc mes services pour soigner les malades. Je n’avais jamais été confrontée à la vue du sang, à son odeur et à celle de la mort. Bien souvent j’ai eu la nausée et bien souvent je devais sortir pour aller vomir.

Je ne savais vraiment pas si j’allais tenir le coup. Je ne savais pas comment faire un pansement, je n’osais pas toucher un blessé de crainte d’augmenter sa douleur......


.....Les blessés arrivaient, toujours chaussés de leurs sabots, gémissant et se tordant de douleurs.

Le spectacle était horrible et le plus difficile était notre impuissance à soulager la douleur de ces pauvres soldats.

En voir certains mourir, était un soulagement pour eux, mais il faut le reconnaître, pour nous infirmières, également."........


 

Je sentais qu’Emile était excédé. Nous n’avions jamais abordé le sujet de la mort de son père, de la faillite ou d’une éventuelle fuite de son oncle. Il n’avait jamais de question. Je m’étais bien gardée de lui en parler. Il répondit :

Je ne sais pas Monsieur s’il a vidé les caisses de la banque, pas plus que je ne savais pas que la mort de mon père pouvait être suspecte d’acte malveillant. Il est vrai que mon oncle a disparu, laissant sa famille sans nouvelle et que ma mère, ma sœur, notre servante Marie, qui se présente comme ma tante et moi avons dû fuir abandonnant tout derrière nous, pour éviter la prison à ma mère. Cette histoire a jeté le déshonneur sur sa famille, laquelle nous a reniés. Notre bonne Marie nous a évité un lynchage de la part des épargnants et nous a aidés à fuir. Nous sommes arrivés à Paris où nous logeons à quatre dans une mansarde. Cela fait trois ans que nous vivons sur les économies de Marie et je veux, étudier et gravir les échelons de la vie. Je veux rebâtir un empire comme l’avait fait mon grand-père et mon père. Je veux que le nom de Louvel ne soit plus souillé. Je veux que ma mère dont la maigreur chaque jour me fait peur, puisse manger à sa faim. Je veux qu’elle retrouve un semblant de goût à la vie, un semblant de dignité. J’ai besoin de travailler et d’étudier ! Maintenant Monsieur dit-il en se levant, je m’en retourne vous laissant la possibilité de nous dénoncer..........


 

Julien Salles racontera plus tard à un de ses amis, une scène qui l’avait profondément attristé : « J’allais, comme à mon habitude rendre visite à la famille et prendre des nouvelles de la jeune Euphrasie.

Mais la jeune malade, que les premiers rayons de soleil de mars avaient ranimé et qui avait espéré guérir, se sentait reprise d’inquiétude et d’angoisse face à ce mal terrible dont trop souvent rien ne peut arrêter la marche fatale. Marie disait qu’elle pensait l’avoir vaincue, et voilà qu’elle reparaissait avec ses symptômes les plus effrayants.

Une pensée de mort planait dans cette chambre.

Je me sentais alors être un spectateur plongé au cœur du tableau photographique de Robinson "Fading Away ».


 

« Madame Marie Lelandais, me ferez-vous l’honneur de cette danse ? me dit Emile en mimant une grande révérence.

- Es-tu devenu fou ? moi ! danser, tu rigoles.

- Et pourquoi donc ? n’ai-je pas l’air sérieux

- Mais je n’ai jamais dansé de ma vie.

- Si ! je t’ai vu danser, je me souviens.

- Que racontes-tu là ?

- Il y a longtemps, c’était au mariage de ta sœur Anne avec Ambroise, souviens-toi, nous y étions.

- Oui mais cela remonte à des décennies et c’était avec…

- C’était avec Gabriel, ton amoureux ».

Il me prit la main et me tira vers lui. « On va danser doucement, ça va aller. »

 

La veille de l’inauguration de l’hôtel de Ville, Charles Léandre vint chez moi, pour, à la fois y rencontrer Emile mais aussi pour nous remettre une carte représentant son dernier dessin : « L’allégorie du château de Flers ».

« J’ai fait ce dessin qui est imprimé sur plusieurs cartes qui seront vendues pendant la grande fête qui se prépare. Je tenais à vous en offrir une. Elle représente la ville de Flers, avec la quenouille pour symbole, prenant possession du château. »


(carte postale ancienne / collection privée )GB

11 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Domfront

bottom of page